Pleasure Goal
 
 


football
©1996, Saurus
146 Mbits


 
     

Quand on pense Neo·Geo et football, on pense en général Super Sidekicks, belle réussite de SNK. D'autres éditeurs y sont allés de leur jeu, comme Visco et son Goal! Goal! Goal! ou encore Tecmo et son World Soccer '96. Plutôt que de s'aventurer sur ce même terrain, Saurus a préféré tenter sa chance avec un jeu alternatif, consacré au futsal. Il s'appelle d'ailleurs Futsal au Japon alors qu'en Occident, il devient Pleasure Goal et ne sort qu'aux formats MVS et CD, laissant ainsi les possesseurs d'AES de côté.
Pleasure Goal ne disposant d'aucune licence FIFA ou AMF, il propose de prendre part à la fictive Saurus Cup.

La petite intro, réalisée en Computer Graphics (modèles conçus en 3D, retransposés en 2D, à la manière d'un Donkey Kong Country ou d'un Pulstar), n'est pas particulièrement mémorable et se termine par une annonce vocale du titre, trop criarde. Cela étant, elle a le mérite d'être assez entraînante.

Une fois arrivé au menu d'accueil, il sera temps de régler quelques options : durée d'une mi-temps, temps (aléatoire, beau, pluvieux, nuageux, soir et nuit) et niveau de difficulté (Easy, Normal, MVS et Hard). Rien d'étourdissant, ce n'est pas aussi fourni que Super Sidekicks 3, mais l'essentiel est là.

Côté maniement, la traditionnelle séquence How to Play expose les bases de Pleasure Goal. L'effet varie selon qu'on est en attaque ou en défense. Enfin, le bouton n'est pas utilisé, sauf en défense pour éventuellement manier le gardien si l'option correspondante est activée.
: tir / tacle
: passe / interception
: passes en série / changement de joueur
: non utilisé / gardien de but

Vient alors le choix entre débuter la Saurus Cup ou de faire un match contre un ami, puis de prendre une équipe parmi un total de 16. Enfin, il sera temps de déterminer si le gardien est contrôlé par la machine ou par le joueur. Si on débute, il vaut mieux laisser cette tâche à la console, les tirs n'étant pas faciles à anticiper et à arrêter.

Après un rapide tour d'horizon des groupes, on a droit à une mise bouche digne d'un fighting game avec un écran de versus très dynamique et une présentation des terrains qui ne l'est pas moins.

Les terrains en question sont au nombre de 5. On a les stades classiques ainsi qu'un gymnase et un terrain urbain, ce dernier n'étant pas sans rappeler un certain Street Slam.

Une fois la partie débutée, on se rend compte que les évènements qui ponctuent un match (faute, but, sortie de but, coup franc, etc.) sont bien retranscrits, mais de façon plus classique que dans les Super Sidekicks avec leurs scènes intermédiaires. Cela étant, chaque but sera l'occasion d'une petite animation dans le grand écran surplombant le terrain.

Les temps de chargements restent contenus et pas trop fréquents, on reste dans la limite du raisonnable.

Ne pas jouer dans la même division que Super Sidekicks, pourquoi pas. Être un jeu au rabais, hors de question. Voyons si la réalisation de Pleasure Goal est à la hauteur du minimum qu'on peut attendre sur Neo·Geo CD.



Partiellement conçus en CG (joueurs et arbitre), les graphismes se montrent avenants et plutôt bien réalisés. On est bien loin de l'affreux Ragnagard, par exemple. Les différents terrains sont assez variés, d'autant plus que les diverses conditions (pluie, nuit, soir, etc.) viennent rompre la monotonie qui pourrait s'installer. On pourra remarquer les panneaux publicitaires consacrés à SNK, Saurus, Brikin'Ger ou encore Stakes Winner.


Assez fluide car s'appuyant - à l'instar des graphismes - sur des Computer Graphics, l'animation se montre bien décomposée, à défaut d'être hyper réaliste. Les mouvements sont nombreux et les stades assez vivants.


Côté musiques, c'est très varié avec une douzaine de thèmes aléatoires accompagnant les rencontres. À la manière du premier Super Sidekicks, cela rend le jeu plus "frais" et moins sérieux que Super Sidekicks 2 & 3.
Quant aux bruitages, même si on n'égale pas l'ambiance surchauffée de la série-phare de SNK, cela reste d'une très bon niveau.


Simple et efficace avec son bouton dédié aux combinaisons en attaque, Pleasure Goal porte bien son nom en offrant une bonne dose de plaisir au joueur qui voudra l'essayer. Bien sûr, on n'est pas dans la simulation et il y a encore moins de réglages que dans Super Sidekicks 3. Bien sûr, on se retrouve souvent à appuyer frénétiquement sur ou lorsqu'on est en défense pour faire commettre une faute à l'attaquant. Mais pour une petite partie façon arcade, c'est plus que satisfaisant.


16 équipes, une coupe, une mode Versus : Pleasure Goal n'est pas particulièrement généreux à ce chapitre. Il risquera donc de lasser assez rapidement si on joue seul, bien que la Saurus Cup ne soit pas évidente lors des premières parties. Sa force réside dans le fait qu'à deux, sa jouabilité simple (et certes peu technique) invite à y rejouer de temps en temps.



 
Bilan
 
 

Convenant merveilleusement à la Neo·Geo CD, ne prétendant nullement rivaliser avec les Super Sidekicks, Pleasure Goal saura apporter une petite bouffée d'air frais bienvenue sur un support toujours autant axé sur le fighting game.
Loin d'être le meilleur jeu de la console, Pleasure Goal pourra séduire de par sa simplicité l'amateur de jeux de footbal typés arcade.


Sur support MVS, il sera difficile à dénicher, surtout à prix raisonnable. Moins cher sur Neo·Geo CD mais pas donné non plus, on n'atteint heureusement pas les sommets de certains jeux en cartouche. Si on aime le footbal arcade et qu'on veut un peu d'originalité, alors on peut lui laisser sa chance, tout en gardant à l'esprit que les Super Sidekicks sont d'un meilleur niveau et moins onéreux.
Quant à ceux qui n'aiment pas le footbal vidéoludique, ils pourront passer leur chemin.

Tarma

 
     

   




 

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